La mise en place du CSE sent le moisi

La direction Proservia vient de soumettre à la signature les accords permettant la mise en place du CSE (le remplaçant du CE), ainsi qu’un document encadrant le droit syndical.
La CGT a annoncé son refus de signer ces documents, notamment pour les deux raisons suivantes :

Diminution drastique du nombre d’élus pour défendre les salariés

Prenons l’exemple de la région Ile de France. Ses 1200 salariés sont représentés par 37 élus (DP & CHSCT). Demain, les élus de proximité pour cette région ne seront plus que 6 !
Au vu du climat social chez Proservia et du comportement de certaines personnes, la gestion du personnel chez Proservia risquera fort de ressembler à cela :

 

 

 

 

 

 

 

Quant aux élus du C.S.E., seuls les titulaires auront des heures de délégations. Les suppléants n’auront rien, ils ne pourront même pas s’investir dans les commissions obligatoires (dont celle du logement !).
Argument de la direction : « aujourd’hui, des d’élus ne prennent pas leurs heures, inutile d’en donner. »

Coup de frein au droit à l’information et à la liberté d’expression

La CGT a été la première organisation syndicale à diffuser des tracts électroniques aux salariés de Proservia. Nous avons aussi mis en place les communications du C.E. (œuvres sociales et Newsletter).
La direction Proservia veut mettre un frein à tout ça, en censurant les tracts au mépris de la liberté d’expression et de l’information des salariés.
Exemple concret : chaque délégué syndical central sera responsable judiciairement du contenu des tracts (alors que la loi stipule que ce sont les syndicats). Les tracts ne devront divulguer aucune information empêchant « la bonne marche de l’entreprise » (critère totalement arbitraire).
En résumé, il sera interdit de dire du mal de Proservia, car cela nuira à son image.

Que se passera-t’il si ces accords ne sont pas signés ?

Si au moins un autre syndicat ne signe pas ces accords, il sera possible d’aller en justice pour obtenir
des CSE par région au lieu d’un CSE national. Ce qui sera bien plus favorable aux salariés.

Signer ces accords, c’est rendre service à la direction ; la CGT appelle à une union syndicale sur ce sujet.
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