50 nuances de G

Le Directeur Général reconnaît enfin le problème de turn-over…

Un séisme s’est produit au cours de la réunion C.E. de fin septembre : pour la première fois, la direction, par la voix  du Directeur Général, a reconnu officiellement et sans détour que le turn-over chez Proservia est bien un problème.

Pour la CGT, ce n’est pas un scoop ; c’est quelque chose que nous dénonçons à chaque réunion C.E. depuis notre arrivée. Mais nos interlocuteurs trouvaient toujours un argument pour justifier cette situation anormale.

Nous rappelons que, pour un effectif de 3000 salariés chez Proservia, 805 d’entre eux ont moins d’un an d’ancienneté. Pour les départs, nous en sommes à 589 pour l’année 2016, 903 pour l’année 2017, et déjà 616 à fin août 2018. Belle performance.

Au cours de la dernière visite sur Rennes des élus C.E. de la CGT, nous avons appris qu’il était courant que des collègues partent chez Orange, après avoir seulement travaillé quelques mois sur ce compte pour Proservia.

En résumé, certains clients prennent Proservia pour un centre de formation. Le Directeur Général, nous a annoncé qu’il allait mettre les choses au points avec son homologue d’Orange afin de faire cesser cette pratique déloyale.

Nous sommes impatients de voir le résultat de cette confrontation :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette hémorragie ne touche pas uniquement des techniciens, mais aussi nos collègues cadres. Par exemple, en l’espace d’un an et demi, un client situé dans la région Centre a vu la bagatelle de quatre interlocuteurs Proservia se succéder au même poste.

Le Directeur Général veut corriger le tir en rendant Proservia plus attractif, notamment par les formations. Mais… peut-être faudrait-il commencer par les salaires ?

Mais Le Directeur Général ne veut toujours pas nous augmenter !

Une autre information importante a été lâ-chée au cours de cette réunion C.E. : la situation commerciale de Proservia s’améliore, mais cela ne changera pas la poli-tique salariale de l’entreprise. Tout comme pour cette année, les augmentations resteront individuelles.

La CGT a démontré qu’il est possible d’augmenter chaque salarié de 50 € avec le budget alloué ; mais il hors de question, pour la direction, de donner plus de sous à des salariés considérés comme « low performers ». D’ailleurs, au cours d’un échange informel avec deux élus CGT, Le Directeur Général, a fait la déclaration suivante :

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais pourtant, il a aussi confié qu’il allait demander une augmentation de salaire à la direction de Manpower :

  • Oui, Proservia reste dans le rouge.
  • Oui, sa dette est de 20 millions d’euros

Non, Le Directeur Général n’a pas atteint son objectif de redressement pour fin 2018. Qui mérite donc le qualificatif de « low performer » ?

Mais faisons preuve de mansuétude, et soutenons sa demande d’augmentation en écrivant à la direction Manpower.

Droit de réponse au Directeur Général (et aux syndicats minoritaires).

Les prochaines élections professionnelles auront lieu fin 2019. Vous verrez probablement de plus en plus de tracts assimilés à de la « guéguerre syndicale ».

Lors de la dernière réunion du C.E., Le Directeur Général a pointé du doigt la CGT. Il avait été prévenu par les autres syndicats que nous osons afficher nos couleurs au cours de nos manifestations. A nos yeux, cela montre à quel point la présence d’une majorité CGT à la tête du C.E. gêne la direction.

Nous ne faisons aucun amalgame entre l’instance du C.E. et notre syndicat, mais la CGT tient à revendiquer le fait que :

  • les offres sociales du C.E. sont proposées et gérées uniquement par des élus C.E. ayant une étiquette CGT ;
  • les élus des autres syndicats ont toujours refusé de participer à la vie du C.E., que ce soit par le poste de trésorier, ou par des commissions A.S.C en région ;
  • la commission obligatoire pour le logement n’a aucun volontaire de la part des élus C.E. des autres syndicats (c’est tout dire du niveau réel de leur implication sociale).

Nos déplacements nous permettent de recueillir l’avis des salariés sur les offres A.S.C. et de prendre en compte leurs suggestions. Nous ne changerons rien, et tant mieux si nous attirons l’attention du Directeur Général.

Les grands discours en réunion avec la direction, sans véritable travail au contact des salariés, ne sont que du vent. Pour info, l’URSSAF vient de contrôler les comptes de Proservia et du C.E. Nous ne savons pas pour Proservia, mais le C.E., lui, n’a rien à se reprocher.

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