Conséquences de la politique des Ressources in-Humaines Proservia

Un salarié Proservia travaillant sur Lisses (nous l’appellerons M. S.), est décédé à son domicile fin avril d’une crise cardiaque. Il attendait la décision de la direction suite à son « entretien disciplinaire pour sanction pouvant aller jusqu’au licenciement » ayant eu lieu le 18 avril 2018.
M. S. est décédé avant même de recevoir la réponse de la direction.

Pour annoncer sa décision, l’employeur a un délai légal de 48 heures minimum et un mois maximum.

Pour la CGT, le stress engendré par l’attente d’une réponse à un entretien disciplinaire est une torture morale pour un salarié ! Cette pratique n’est pas digne d’une entreprise qui vante la « perfection » de son service RH.

M. Gaël Riou (D.R.H.), a pris à part le secrétaire et le trésorier du CE au début de leur dernière réunion pour demander si la CGT comptait faire un tract à ce sujet.
Ne se sentait-il pas à l’aise ?
La direction Proservia sait se montrer très réactive lorsqu’il s’agit de ne pas mettre un sujet « dérangeant » sur la place publique.

M. S. n’est pas un cas isolé.
La CGT a cité comme exemple à M. Riou un entretien disciplinaire pour un salarié de Nantes ayant eu lieu le 17 avril 2018, n’ayant toujours pas reçu de réponse.
M. Riou étant tombé d’accord avec nous, nous avons cru que le nécessaire allait être fait.

Le 2 mai 2018, un élu CGT a demandé à M. Cyril Briant (C.R.H ; Nantes) pourquoi le collègue n’avait toujours pas reçu de réponse 15 jours après son entretien, il lui a été répondu que seul M. Amaury Tourret (directeur du personnel) doit répondre et personne d’autre !
Le 7 mai, soit un mois et demi après les faits, le collègue a été licencié pour faute lourde. Mais celle-ci n’est pas avérée dans le cas présent (sinon, le licenciement aurait été immédiat) ; encore un procès aux Prud’hommes à venir pour Proservia.

Dans la pratique, il est vrai que tous les courriers disciplinaires sont signés de la main de M. Tourret. Mais légalement un directeur d’agence a lui aussi les pleins pouvoirs pour prendre cette décision , c’est d’ail-leurs ce que nous soutiennent les C.R.H ; présents en entretien.

L’attente est nuisible à la santé des salariés. A part une volonté de torturer ses salariés gratuitement, Proservia n’a aucune excuse pour cautionner cette pratique.

La CGT a interpellé M. Jean-François Guyomar : « Comment pouvez-vous laisser continuer ces pratiques après un tel drame dans l’entreprise et après avoir déjà été averti par la CGT ?
Combien vous faut il de décès pour faire changer la politique R.H. chez Proservia ? »

Suite à l’intervention de M. Guyomar, M. Tourret nous a répondu : « (…) Ceci dit je prends en compte votre remarque et veillerai, autant que possible, à accélérer les prochaines décisions ».

M. Tourret étant le porte-flingue de M. Guyomar, la CGT se demande si sa charge de travail lui permettra de tenir ses promesses.
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