Orange pressée, Orange stressée !

Client Orange chez Proservia, ou comment envoyer les salariés à l’abattoir

Le CHSCT a reçu les résultats de l’expertise lancée sur les conditions de travail du CEX Orange. Celui-ci a depuis été renommé ‘RAC’, sans doute pour tenter de faire oublier aux salariés les problèmes rencontrés.

Le constat de la société d’expertise externe mandatée par le CHSCT :

  • Salarié en souffrance,
  • Manque de formation, manque d’accompagnement,
  • Turnover important aussi bien à Nanterre qu’à Rennes,
  • Management flou,
  • Énorme pression sur les salariés les teams leaders et R.O.,
  • Dossiers à traiter incomplets qui induisent un retard dans la mise en œuvre,
  • Manque de reconnaissance du travail accompli,
  • Aucune réponse aux remontées d’alertes du R.O.,
  • Espace de travail bruyant, éclairage insuffisant,
  • Malgré les préconisations du CHSCT sur la pose de cloison anti-bruit : rien ne bouge,
  • Résultat : une fatigue cognitive importante sur la journée qui provoque épuisement et maux de tête,
  • 12 à 15 projets définis comme moyenne simultané alors qu’on leur en assigne plus de 30,
  • Problèmes liés au projet complexe Orange (Compliance),
  • Pression exercée par le client final ou les commerciaux qui ne veulent pas comprendre pourquoi les projets n’avancent pas,
  • Projet transmis hors délai au RAC et planning intenable,
  • Manque de formalisme,
  • Impression de ‘mentir’ au client Orange faute d’informations viables,
  • Craintes de l’arrivée de nouveaux projets sur de nouvelles technologies non encore maîtrisées,
  • Documentation présente, mais obsolète ou manquant de détail,
  • Après formation, les RAC sont considérés comme experts et les dossiers complexes leur sont assignés,
  • Les RAC ne se sont pas assez autonomes par manque d’informations et de moyens,
  • Perte de temps lors de la recherche des contacts Orange,
  • Sentiment permanent de frustration,
  • Perte de confiance dans leur ligne de management (seuls les R.O. et Team Leader restent proches de leurs équipes).

 

Le dernier R.O. en place, vient de demander à sortir du compte, cela fait le deuxième en un an, ainsi qu’un SDM ! Plusieurs membres de l’équipe ont, eux aussi, demandé à quitter cette mission ou comptent démissionner. A fin novembre, il ne restera plus que 6 RAC de la deuxième équipe sur 12 personnes recrutés en début d’année ! Quand à la première équipe (composée de 12 salariés), il n’en reste plus qu’un ! Seul compte la rentabilité à tout prix, peu importe la manière. Mais pour M. Pascal GREVIN (directeur des opérations Orange) tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Même si celui -ci reproche à l’équipe de Nanterre de ne pas être rentable.

La direction fait l’autruche ! A combien estime- t-elle la vie d’un salarié ? Visiblement elle en fait peu de cas !

Autant de choses qui nous démontrent à quel point Proservia « prend soin » du bien-être de ses salariés. Les grandes phrases trompeuses de nos dirigeants sur le respect dû au salarié ne suffisent plus à masquer le mal-être général, car le CEX Orange n’est pas le seul service en souffrance chez Proservia.

 

Proservia use ses salariés, et lorsque ceux-ci n’en peuvent plus trois solutions pour la direction :

  • On les pousse à la faute et on les licencie,
  • On leur propose un départ à l’amiable > rupture conventionnelle (si rien ne peut leur être reproché),
  • Ou ils démissionnent d’eux même, parce qu’ils sont exténués ou horrifiés par les actes de leur employeur.

Nous savons que d’autres salariés Proservia subissent le même traitement. Ensemble nous serons plus fort. Contactez-nous si vous rencontrez les mêmes problèmes.

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