Flash Info CE Septembre 2017

Un quotidien toujours aussi pénible pour les salariés

Le 30 août, les élus du CE ont reçu le D.G. pour faire un point sur l’entreprise. La situation économique serait en phase d’amélioration selon le Directeur Financier, alors même que le chiffre d’affaires baisse par rapport au trimestre précédent. La Direction explique cela par la diminution trimestrielle du nombre de jours de facturation. Les élus restent perplexes.
La nouvelle Direction considère que les actions menées vont dans le bon sens. La renégociation de certains contrats, la mise en place d’un middle management ou encore de process pour la gestion des inter-contrats sont présentés comme les remèdes à nos problèmes. Le D.G. voudrait même relancer les négociations avec les organisations syndicales. Pourtant, face à cette image d’Épinal, le taux de turnover est toujours aussi présent et les salariés rencontrent toujours des difficultés quotidiennes, qui vont de l’absence de fournitures de bureau au mépris du Code du travail en passant par un manque total de valorisation salariale et de reconnaissance du travail accompli. Proservia garde la réputation d’une société low-cost qui sert de centre de formation pour les plus jeunes, avant que ceux-ci ne rejoignent la concurrence. Reste à savoir si la Direction est réellement consciente et transparente quand on observe un tel décalage entre sa vision, notre quotidien et l’image que l’entreprise donne.

Point de situation de l’activité Field

 

Les élus ont rencontré les responsables de l’activité Field pour mieux comprendre la situation et faire part des difficultés éprouvées par les salariés sur le terrain :

  • Surcharge de travail.
  • Conditions difficiles liées aux horaires et à certains véhicules
    inconfortables.
  • Absences de code d’imputation pour les frais.
  • Erreurs de planification.
  • Process inexistants.
  • Manque de communication, etc….

Les élus ont été choqués de voir qu’aucune présentation du Field n’avait été prévue alors que la réunion avait été fixée depuis plusieurs mois. L’absence totale de documentation et de bilans écrits a été ressentie comme un mépris de la Direction
vis-à-vis des élus. La Direction assure qu’elle est consciente du savoir-faire de ses salariés qui n’ont pas à culpabiliser des pertes économiques alors qu’ils travaillent durement. La Direction assume l’histoire du Field. Certains contrats ont été mal négociés et mal gérés. La nouvelle stratégie, qui semble déjà payer ses fruits en termes de résultats financiers, vise à stabiliser l’activité et à regagner en rentabilité dans un premier temps pour ensuite croître. Des prestations ont été renégociés pour améliorer les marges. Le recours à la sous-traitance, parfois nécessaire pour des questions de localisation ou de technicité, est en voie d’être diminué. Pour le dispatch, la Direction a mis en place des planifications régionales depuis le 11 septembre pour être au plus près des équipes, sans toutefois resté cloisonné à sa région. Des embauches sont même planifiées dans le futur pour améliorer le maillage territorial des techniciens. La Direction assure qu’elle est maintenant consciente de la valeur du Field, qui permet selon elle de gagner des gros contrats globaux comprenant une part de cette activité. Elle veut mettre fin à la mauvaise image véhiculée depuis plusieurs mois qui visait à rendre le Field responsable de
notre situation économique. La Direction a affirmé que le recours au travail le samedi ( en complément ou selon un planning de travail allant du mardi au samedi) devait uniquement se faire sur la base du volontariat, ce que la communication envoyée laissait pourtant ambiguë. Elle assume le principe d’annualisation des heures supplémentaires, tout en n’excluant pas à l’avenir de revenir dessus, consciente qu’un principe de mensualisation serait bénéfique à tous. Elle assume aussi la planification horaire mise en place parfois, dans laquelle les salariés sont invités à ne plus répondre aux sollicitations de l‘entreprise après le repas du midi. Les élus déplorent ce genre de pratique qui est incompatible avec la souplesse du Field et la qualité de service que l’on entend donner. La Direction fournit comme prétexte la situation financière. Les collègues veulent eux travailler. Les élus ont bien sûr demandé une amélioration des conditions de travail, la mise à disposition de véhicules qui ne nuisent pas à l’état de santé, la mise en place de process clairs et de formations adaptées. Si la Direction a pris note, reste à voir ce qu’elle mettra en place.

 

Flotte automobile : lieu de privilèges

 

La flotte automobile compte 502 véhicules. On y trouve des véhicules de service, nécessaires par exemple pour les techniciens itinérants qui roulent dans des Jumpy bruyants et sans repose coude. Certains salariés bénéficient de véhicules à participation, suite à des droits qu’ils avaient acquis dans leur précédente entreprise. Et puis il y a des véhicules de fonction. Les élus comprennent en effet que pour certains postes, notamment les fonctions commerciales, il y ait une certaine question
d’image. Mais ils ne s’expliquent pas pourquoi certains membres de la Direction bénéficient de modèles luxueux, tel un Volvo XC60, estimé au minimum à 50 000€. À l’heure où l’on demande à chacun de faire des efforts face aux difficultés économiques de l’entreprise, les élus ont été choqués et comptent bien savoir quel coût cela représente pour Proservia. Au-delà de la mauvaise impression que cela diffuse en ces temps de crise, ils n’accepteront pas l’absence d’équité.

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