Guide des bonnes pratiques chez Proservia

Mentir au client sur les effectifs mis en place…

Au sein de l’équipe Orange PMC de Nanterre, les méthodes de management ont beaucoup progressé depuis nos précédentes communications : cet été, M. GREMLINS a convoqué une de nos collègues la veille où elle allait partir en congé, pour lui annoncer qu’elle quitte le compte.

Visiblement le nombre d’arrêts maladie, ou l’expertise CHSCT toujours en cours sur ce compte, ont beaucoup fait réfléchir la direction Proservia.

La gestion des effectifs et la satisfaction du client sont elle-aussi en amélioration.

En effet, Orange se fait vendre une prestation de 16 coordinateurs / chefs de projet, sauf que l’effectif réel est de 13 personnes.

A noter que sur ces 13 personnes, 4 sont en instance de départ. Les personnes restantes se voient affecter les dossiers à traiter de leurs collègues, en plus des leurs, avec l’impact que vous pouvez imaginer sur la qualité de leur travail.

La direction Orange est-elle au courant que potentiellement, elle paie à Proservia des effectifs fantômes ?

L’équipe CGT Proservia a pris contact avec celle d’Orange pour que cette question soit bien adressée à sa direction.

… Jeter l’argent par les fenêtre…

Le client GRT-GAZ est un modèle de gestion chez Proservia.

En effet, pendant plusieurs mois, le poste de technicien en charge du site de Nantes et de sa région est resté vacant.

Certes, il y avait un technicien disponible en inter-contrat sur Nantes, mais bien que ce dernier ait déjà travaillé chez GRT-GAZ et soit volontaire pour y retourner : il a commis un acte impardonnable, être délégué du personnel.

Ce DP est potentiellement absent deux jours par mois, ce qui est bien-sûr inacceptable.

Même s’il prévient de ses absences plusieurs semaines à l’avance, M. GROZELLA considère que cette situation est trop difficile à gérer.

Il est plus rentable pour Proservia de payer un salarié pour qu’il reste à son domicile ; et pour traiter les dossiers en retard, mieux vaut faire déplacer quelqu’un d’Angoulême sur Nantes.

Au final, ce DP a été envoyé chez GRT-GAZ.

Début août, on lui a demandé de faire une intervention sur Le Mans pour dépanner un utilisateur.

Après qu’il ait commencé à remplacer le PC du client, il a reçu un coup de fil de la part de son responsable lui demandant de tout arrêter, car c’est finalement un technicien de l’équipe projet qui aurait dû se déplacer !

Bilan des courses :

  • l’utilisateur est resté avec son PC défectueux ;
  • une journée de travail non facturée ;
  • des frais de déplacements kilométriques inutilement dépensés.

Cette gestion est une bonne nouvelle : tant de dépenses, et une telle désinvolture vis-à-vis de GRT-GAZ, c’est la preuve que les difficultés financières de Proservia sont du passé.

L’ancien D.G. qualifiait le contrat DCNS (Naval Group) comme étant le « Vietnam » de Proservia. Le terme « Bérézina » est plus adapté, quoique « Titanic » fasse aussi parfaitement l’affaire.

 

…Et saborder une prestation via une absence de politique RH !

L’ancien D.G. qualifiait le contrat DCNS (Naval Group) comme étant le « Vietnam » de Proservia. Le terme « Bérézina » est plus adapté, quoique « Titanic » fasse aussi parfaitement l’affaire.

Face aux désillusions et aux déceptions, un sentiment de résignation s’est installé. Nos collègues de l’équipe de Brest ont perdu toute motivation depuis fort longtemps.

Partant de ce constat, une majeure partie d’entre-eux a décidé de quitter le navire :

  • Le départ fin août d’un collègue qui préfère quitter son CDI pour un CDD de 6 mois, mais avec un salaire net égal au brut qu’il a chez Proservia, sans parler des conditions de travail incomparables. Sa fin de contrat se termine en guéguerre avec la direction, aboutissant sur un arrêt de travail, contre-attaqué par le contrôle d’un médecin mandaté par la direction.
  • Le départ début septembre d’un collègue, qui dégoutté par le monde des SSII, a décidé de reprendre ses études en alternance.
  • Le départ du manager qui n’a même pas eu à démarcher d’autres entreprises, puisqu’elles sont venues le chercher.
  • Le départ fin septembre d’un autre collègue, qui a également décidé de reprendre ses études ;
  • A cela s’ajoute le départ non compensé en mai d’une collègue pour un autre contrat. Soit – 5 salariés sur 8 en moins de six mois. Va t-on en rester là ? Rien n’est moins sûr !

Souhaitons leur bonne chance, épanouissement et prospérité !

Sur ce site, les techniciens assurant la production étaient déjà en sous-effectif chronique depuis le début du contrat, avec -3 techniciens.

Ceux qui restent vont donc se retrouver à 2, plus un technicien référent, soit -7. Impossible dans ces conditions d’assurer la bonne exécution du contrat.

Pourquoi le départ de notre collègue en mai n’a pas été compensé ?

Les obligations sont telles, habilitation secret défense et formations aux spécificités du client en autres, qu’une embauche ou un mouvement interne volontaire en mai ou juin aurait permis d’avoir un(e) technicien(ne) opérationnel(le) à la rentrée. Diriger une entreprise ne consiste-t-il pas en partie à anticiper les mouvements de personnels, et pas seulement les mouvements financiers ?

Suite à un débrayage de deux heures le 9 juin, une réunion a eu lieu entre l’équipe de Brest et la di-rection. Deux collègues ont clairement signifié leur désir de partir. Malgré cela, il n’y a eu aucune réaction, une fois de plus aucune anticipation. Clairement, ils n’ont pas été pris au sérieux !

Comment Proservia compte t’il fidéliser ses salariés à l’avenir ? Embaucher des débutants et les sous- rémunérer encore une fois ? C’est prendre le risque de les voir partir rapidement et de se re-trouver à nouveau en manque de personnel.

Cette vision à court terme n’est pas viable pour un contrat aussi complexe que celui de Naval Group.

Mais finalement, y a-t-il réellement quelqu’un à la barre du navire Proservia, autre que de le diriger tout droit vers un iceberg ?

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